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USA : 17 présumés membres de gangs expulsés vers le Salvador

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Dans le cadre d’une opération militaire conjointe avec les États-Unis, 17 membres présumés des gangs Tren de Aragua et MS-13 ont été transférés des États-Unis à la prison de haute sécurité de Tecoluca, au Salvador.

« Cette opération est une nouvelle étape dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé », a déclaré le président Nayib Bukele sur X.

Les expulsions ont eu lieu alors que le juge de district américain Brian E. Murphy a temporairement empêché vendredi l’administration Trump d’expulser vers d’autres pays que le leur des personnes qui ont épuisé leurs recours juridiques, sans avoir été autorisées au préalable à faire valoir que cela mettrait en péril leur sécurité.

Mercredi, la secrétaire américaine à la sécurité intérieure, Kristi Noem, a visité le Centre de confinement du terrorisme (CECOT) où des Vénézuéliens qui, selon l’administration Trump, sont membres de gangs, sont détenus depuis leur expulsion des États-Unis.

La visite de Mme Noem à la prison – où les détenus sont entassés dans des cellules et ne sont jamais autorisés à sortir – intervient alors que l’administration Trump cherche à montrer qu’elle déporte des personnes qu’elle décrit comme « les pires des pires ».

L’administration Trump soutient devant un tribunal fédéral qu’il était justifié d’envoyer les Vénézuéliens au Salvador, tandis que les militants affirment que les autorités les ont envoyés dans une prison où les violations des droits de l’homme sont légion, tout en présentant peu de preuves qu’ils faisaient partie du gang vénézuélien Tren de Aragua.

Les Vénézuéliens ont été expulsés des États-Unis ce mois-ci après que M. Trump a invoqué la loi de 1798 sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) et déclaré que les États-Unis étaient envahis par le gang du Tren de Aragua.

La loi sur les ennemis étrangers confère au président des pouvoirs en temps de guerre et permet d’expulser des non-citoyens sans qu’ils aient la possibilité de se présenter devant un juge de l’immigration ou un tribunal fédéral.

L’une des principales questions en suspens concernant le statut des personnes expulsées est de savoir quand et comment elles pourront être libérées de la prison, étant donné qu’elles ne purgent pas de peine.

L’administration Trump n’a pas identifié les personnes expulsées ni fourni la preuve qu’elles sont membres de gangs.

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