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Kaspersky : au Sénégal, 77 % des victimes perdent de l’argent par messagerie

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Une étude de Kaspersky montre que les arnaques par messagerie peuvent permettre de voler de l’argent et des données personnelles en quelques minutes.

Publiée depuis Abidjan le 31 août 2026, cette enquête mondiale s’appuie sur des témoignages de victimes et mesure la rapidité des fraudes ainsi que leurs conséquences financières et psychologiques. Au Sénégal, 77 % des personnes interrogées disent avoir perdu de l’argent, tandis que 63 % déclarent s’être fait dérober des données personnelles.

WhatsApp, premier canal cité au Sénégal

Au Sénégal, les arnaques sur WhatsApp sont citées par 63 % des victimes. Les SMS restent également très utilisés, avec 51 % des répondants qui les mentionnent. En Côte d’Ivoire, WhatsApp est cité par 45 % des victimes.

À l’échelle mondiale, 52 % des escroqueries par messagerie aboutissent en moins de 30 minutes et 14 % se terminent en moins de cinq minutes. Les fraudeurs poussent leurs interlocuteurs à agir rapidement en se faisant passer pour des proches, des amis ou des marques connues.

Les escrocs peuvent aussi déplacer la conversation vers une autre plateforme. En Côte d’Ivoire, 91 % des victimes indiquent que l’arnaque s’est poursuivie sur au moins un autre service de messagerie.

Les résultats relayés par Thiesinfo font également état de pertes financières importantes en Côte d’Ivoire : 22 % des victimes concernées évoquent un préjudice compris entre 386 574 et 772 010 francs CFA, tandis que 26 % déclarent des pertes comprises entre 195 005 et 386 008 francs CFA.

L’étude indique que les victimes appartiennent à plusieurs générations et que l’expérience numérique ne suffit plus à les protéger. Au Sénégal, 57 % d’entre elles pensent avoir reçu des messages produits par l’intelligence artificielle et 60 % disent avoir été confrontées à des voix synthétiques ou clonées.

La criminologue et experte en linguistique légale Elisabeth Carter, de l’Université de Kingston à Londres, estime que les fraudeurs utilisent des situations familières et des codes linguistiques connus pour convaincre leurs victimes.

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