ACCUEIL A la Une TEMOIGNAGE ALI NOUHOUM DIALLO : PREMIER PRESIDENT DU PARLEMENT DE LA CEDEAO « ON NE SAURAIT ETRE PLUS FORT A TROIS QU’A QUINZE »
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TEMOIGNAGE ALI NOUHOUM DIALLO : PREMIER PRESIDENT DU PARLEMENT DE LA CEDEAO « ON NE SAURAIT ETRE PLUS FORT A TROIS QU’A QUINZE »

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L’homme est aujourd’hui centenaire mais il fascine par sa lucidité d’esprit et surtout son engagement pour la communauté.

La voix grave, légèrement éraillée, en tenue africaine, la taille légèrement engoncée, des lunettes cerclées au visage et un chapeau peulh qui lui donne l’air d’un berger, il ne semble pas trop à l’aise dans l’immense salle du bola Ahmed Tinubu international conférence centre d’Abuja où le tout Abuja s’est donne rendez-vous pour célébrer les noces d’argent du parlement de la Cedeao.

Tout ceci semble l’amuser. Couvé par son épouse assise à ses cotes, il jouit donc du spectacle.

Il fut Président du Parlement de la Cedeao de 2000 à 2006 Président de l’Assemblée nationale du Mali de 1992 à 2002. Ce Malien rompu à la tâche a joué un rôle dans la vie politique de son pays. Il a rédigé les premiers textes du Parlement.

Honore par la Cedeao qui lui a remis un diplôme, il recommande que « les députés puissent exercer pleinement leurs missions. Les députés doivent être totalement indépendants vis-à-vis de l’exécutif. Deuxièmement, l’effectivité de la séparation des pouvoirs parce que l’exécutif a tendance à vouloir écraser les parlementaires.

Il faut donc des hommes et des femmes prêts à assumer leurs devoirs. Il faut que le parlement vote son budget et vote même le budget de la commission. Le parlement doit exercer pleinement son rôle. C’est cela que je voulais faire, et, c’est ce qui n’a pas plu aux exécutifs nationaux. Et, on m’a prié de prendre mes bagages et de rentrer à Bamako parce que je dérangeais. »

Aujourd’hui par rapport à la situation de la Cedeao et des pays de l’Aes (alliance des états du sahel) il indique : « je reste convaincu que les maliens, les burkinabés et les nigériens ont tort de quitter la Cedeao. On ne saurait être plus fort à trois qu’a quinze.

Il nous faut une Cedeao forte, faite d’institutions fortes. Donc un parlement fort, une cour de la justice forte anime par des hommes et des femmes guides par un idéal. »

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