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JOJ Dakar 2026 : un livre appelle à construire un héritage durable au Sénégal

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Après 15 ans d’expérience dans les médias, le journaliste béninois Frédéric Sohoundé prépare un ouvrage consacré aux défis des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Le livre sera présenté le 3 octobre prochain par son éditeur, L’Harmattan Sénégal.

Le livre sur les JOJ Dakar 2026 examine les conditions nécessaires pour que cette première organisation africaine laisse un héritage durable au Sénégal et au continent. Son auteur explique vouloir montrer la place du sport dans le développement et l’impact économique attendu de l’événement. L’ampleur de la mobilisation attendue se mesure déjà à la billetterie, avec 964 815 billets mis en vente, dont plus de 300 000 dans le cadre d’un programme solidaire, à partir de 1 000 francs CFA. Cette accessibilité doit contribuer à faire des Jeux un rendez-vous populaire, au-delà des seules enceintes sportives.

L’ouvrage aborde notamment les infrastructures, leur gouvernance ainsi que les étapes qui précèdent, accompagnent et suivent les Jeux, prévus à Dakar du 31 octobre au 13 novembre. La préparation concerne aussi la sécurité : à trois mois de l’événement, le ministre sénégalais de l’Intérieur s’est entretenu avec son homologue français, Paris ayant confirmé son appui à Dakar pour la sécurisation des JOJ. L’APS rapporte que le livre vise aussi à encourager les populations africaines et sénégalaises à s’approprier la compétition.

Cette appropriation passe également par l’implication des institutions nationales. L’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et le Comité d’organisation des JOJ ont signé une convention de partenariat le 18 juin 2026, le recteur Alioune Badara Kandji soulignant l’engagement de l’université dans la réussite de l’événement. La mobilisation de l’UCAD illustre l’enjeu défendu par l’auteur : faire des Jeux un projet qui associe les compétences, les jeunes et les acteurs du pays, plutôt qu’une compétition limitée à sa durée.

La communication occupe une place centrale dans cette démarche. « Il faudrait mettre le focus sur la communication », a déclaré M. Sohoundé, estimant que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour créer un engouement populaire autour de la compétition. L’information sur les billets, les initiatives solidaires, les dispositifs de sécurité et le rôle des institutions partenaires participe directement à cette construction de l’événement.

Pour le journaliste sportif, l’héritage devra se traduire par la participation des athlètes, mais aussi par les compositions, l’organisation et l’expertise acquise. M. Sohoundé travaille à l’Agence de presse Africaine (APA news) et est diplômé du Centre d’études des sciences et techniques de l’information de l’UCAD.

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